lundi 12 août 2019

La répudiation "Tallaq"


« Tout le monde sait que les femmes musulmanes ont des conditions très difficiles. 

Un jour, sur la route d'Aurangabad, ma voiture est tombée en panne près de Daulatabad (en Inde), ce qui signifie "la ville de la richesse".
Il y avait à cet endroit un groupe de musulmanes qui tiraient de l'eau à un robinet cassé. Je suis descendue de voiture pour leur parler. Toutes étaient des musulmanes divorcées de leur mari, "tallaq" (répudiées). Elles avaient chacune sept à huit enfants et ne recevaient aucun dédommagement. Ils mouraient tout simplement de faim.

En tirant l’eau de ce robinet, elles m’ont expliqué qu’elles trouvaient parfois un travail de cantonnier, lors de travaux d'entretien des routes ou pour en construire de nouvelles. Elles vivaient dans des sortes d'abris faits de morceaux de tôles et de branchages, maintenus par des pierres. Quelques abris étaient faits de terre séchée. Elles m’ont dit qu'elles dormaient sous les ponts de chemin de fer pendant la saison des pluies. Ce sont vraiment les femmes plus pauvres et du niveau social le plus bas, vivant avec leurs enfants à moitié nus et affamés. Certains de leurs enfants étaient morts et elles ne pouvaient pas obtenir d'argent de leur mari.

Les maris disent tois fois: "tallaq, tallaq, tallaq" et elles se retrouvent totalement seules et à la rue. 

Et elles doivent supporter cela jusqu'à leur mort.
Elles étaient tellement nombreuses dans ce cas, les larmes ont commencé à couler de mes yeux. Je ne pouvais vraiment pas le supporter. Et chaque fois que je repense à toutes ces femmes, je me demande ce qu'il en est vraiment de cette religion d'amour et de compassion, de Rahim et Rahma, dont parlait le Prophète Mohamed. »
Shri Mataji, Meta Modern Era, 1995, chapitre 6 religions
Traduction Publisud 2001
Publié par soufis et sahaja yoga

lundi 1 juillet 2019

Les latifas de Semnani

Une doctrine très élaborée des "latifas" a été formulée par le soufi perse Alaoddawleh Semnani aux XIIIe et XIVe siècles.
Semnani a parlé de sept catégories d’êtres qui constituent l’ascension de l’âme vers la Divinité. Ces êtres sont les prophètes de la Bible et du Coran.
1) Latifa qalibiyya, le moule, "Adam de son être", de couleur noire ou gris foncé.
2) Latifa nafsiya, les sens vitaux et l'âme animale, le "Noé de l'être", de couleur bleue.
3) Latifa qalbiya, le coeur spirituel, le "Abraham de son être", de couleur rouge.
4) Latifa sirriya, le secret, le bord de la surconscience et le stade des monologues spirituels ou "Moïse de l'être", de couleur blanche.
5) Latifa ruhiya, le "David de son être", de couleur jaune.
6) Latifa khafiya, le "Jésus de son être", de couleur noire lumineuse.
7) Latifa haqiqa, le "Mahomet de l'être", vert émeraude, la couleur sacrée de l'islam.

Mais il existe d'autres courrants spirituels dans le soufisme. Par exemple, au XVIe, l'ordre Naqshbandi qui propose une autre interprétation où sur les six latifas, cinq sont presque des différentes strates du coeur.
2)Nafs - sous le nombril (bleu)
3)Qalb- sur le côté gauche de la poitrine (jaune)
4)Ruh- sur le côté droit de la poitrine, sous le mamelon (rouge)
5)Sirr- entre Qalb et Ruh, adjacent au mamelon gauche (blanc)
6)Khafi- sur le front ou près du mamelon droit (noir)
7)Akhfa- dans le cerveau ou, alternativement, au centre de la poitrine (vert)

La présentation des chakras de Sahaja Yoga se rapproche plus des latifas de Semnani. Ils sont sept dans les deux cas. Par contre, selon Sahaja Yoga, les prophètes sont tous placés dans le centre "naf" celui associé aux maîtres. Sauf pour Jésus, Khafi, qui apparaît aussi en sixième position au centre de l'Agnya.
Il est difficile de faire des correspondances parfaites car même les concepts coraniques de base que sont "nafs, qalb et ruh", ont une place différente selon les deux écoles soufies.
"Naf", situé sous le nombril correspondrait au chakra du Swadisthan.
"Qalb", serait le centre des maîtres primordiaux ou Nabbhi.
"Sirr", serait celui de Anahat où siège l'Esprit qui se retrouve ensuite au cerveau chez l'être Connecté à Dieu.
Ruh, serait celui lié au vent, au centre du Vishudhi qui est celui de la parole.

A lire: Mir Valiuddin: Contemplative Disciplines in Sufism,  The Sufi Journal, 1994-1995 
Publié par Soufis et Sahaja Yoga

mardi 4 juin 2019

L'Aïd el-Fitr, une prière exhaussée

Une prière exhaussée 

 « Le musicien Aslam Khan est le beau-frère de Baba Zaheer, le chanteur de qawwali de Hyderabad en Inde qui a toujours chanté devant Shri Mataji. Il nous a raconté cette histoire miraculeuse.
À l’époque de la fête de fin de Ramadan, l'Aïd, Aslam Khan était très inquiet car il n’y avait pas d’argent pour acheter des cadeaux à sa famille. Cette fête étant comme Noël ou le Diwali, elle est célébrée avec des festivités et des cadeaux. Ils avaient à peine de quoi préparer un repas de biryani.

Un jour avant l'Aïd, il a prié Allah d'exhausser sa prière en lui permettant de bénéficier d'un programme musical et avec l'argent, de pouvoir acheter des cadeaux. C'était la veille de l'Aïd. Juste à ce moment-là, son téléphone a sonné et il a reçu un appel lui demandant s'il était libre de chanter des chansons soufies chez le président de la Shipping Corporation, M. CP Srivastava, sur Napean Sea Rd. Il devrait s'y rendre immédiatement.

Heureusement, il vivait à proximité et arriva chez madame Srivastava, Shri Mataji. C’était aussi la cérémonie musicale de sa fille Kalpana avant son mariage à Mumbai. Il y est allé, a chanté pendant deux ou trois heures et a reçu une enveloppe. Quand il est rentré chez lui, il a ouvert l'enveloppe et y a trouvé 2 000 roupies, ce qui était une somme très élevée à l'époque. Il ne savait pas qui était Shri Mataji et il a fondu littéralement en larmes et a remercié silencieusement Allah! »
Souvenir de Deepa
Le calendrier musulman étant lunaire, on observe la lune pour savoir quand débuter le ramadan. L’Aïd el-Fitr marque la fin du jeûne du ramadan. Au cours de cette fête, ce sont la fraternité, le pardon et l’amour qui sont célébrés. A
près la période de privations, voici l'occasion de réjouissances  qui unissent toute les familles et où les pauvres sont aussi nourris.
Publié par soufis et sahaja yoga

dimanche 14 avril 2019

Le Coran parle-t-il de réincarnation?


La sourate Al-baqarah est la deuxième sourate et la plus longue du Coran. Elle est la première qui est descendue du ciel pour être révélée à Médine (sauf le verset 281 a été révélé lors du pèlerinage du Prophète). Son titre "la vache" est tiré des versets 67 à 73.
Dans la sourate 2, verset 28, on peut lire ce qui suit:
« Comment pouvez-vous renier Allah alors qu'Il vous a donné la vie, quand vous en étiez privés? Puis Il vous fera mourir; puis Il vous fera revivre et enfin c'est à Lui que vous retournerez. »
Cette sourate montre que les âmes des êtres humains peuvent rester sous une autre forme que celle de l'être humain à un endroit particulier, au paradis ou autre, puis retourner sur terre et s'incarner en tant qu'êtres humains. Ensuite, ces âmes suivent le cycle de la mort et de la renaissance.
Pourtant, chaque vie doit être vécue comme si elle était la seule et la dernière fin que les hommes continuent de craindre Allah.

Au 2.29: « C’est Lui qui a créé pour vous tout ce qui est sur la terre, puis Il a orienté sa volonté vers le ciel et en fit sept cieux. Et Il est Omniscient. »
Il y a plusieurs lieux au paradis de même qu'il y a aussi 7 lieux aux Enfers. Les Enfers existent aussi pour nettoyer et purifier les âmes jeunes ou récalcitrantes qui ensuite retournent s'incarner sur terre pour essayer d'évoluer. Ce n'est pas qu'un lieu de punition pour punir.
Publié par soufis et sahaja yoga

lundi 18 février 2019

Tous pareils


« Michel: Une question sur le soufisme.
Shri Mataji: Oui.
Michel: Pas comme on le pratique maintenant, mais depuis sa création et la première poésie du soufisme que nous pouvons trouver chez Rumi.
Shri Mataji: Absolument. Que ce soit le soufisme, le tao, le zen, le christianisme, comme on dit, tous les bouddhismes, tout était pareil. Au début, les bouddhistes croyaient tous qu'ils devaient créer un événement spontané, la Réalisation. Mais ensuite, des personnes qui n'étaient pas des âmes Réalisées ont pris les choses en main et tout est allé de travers. Donc tout est pareil, il n'y a pas de différence. Les soufis ne sont pas des âmes Réalisées, vous voyez. Alors ça arrive.

Sahaja Yogi: Ne pensez-vous pas que cela pourrait constituer un danger pour Sahaja Yoga?
Shri Mataji: Qu'est-ce que c'est? Que voulez-vous dire?...
Sahaja Yogi: Mais quel genre de danger?
Sahaja Yogi: Ce qui est arrivé au Bouddhisme.
Shri Mataji: Qu'a-t-il dit?
Sahaja Yogi: Ah, Mère, il a dit, n'est-ce pas un danger pour nous aussi, que cela puisse arriver à Sahaja Yoga?
Shri Mataji: Non, parce que vous êtes des âmes Réalisées. J'ai vieillé à prendre le soin qu'il fallait.
Rires. »
Shri Mataji, 1984, France.

vendredi 13 avril 2018

Soyez moraux


« Maintenant, nous devons comprendre que tout ce que le Prophète Muhamed a fait est pour notre bien, pour notre bienveillance. Il nous a dit tout cela, il nous a dit d'être des gens moraux, parce que nous devons être moraux. Si nous sommes immoraux alors notre humanité s'en va. Mais il a dit que vous devez avoir Rahmân [aspect féminin de Dieu: miséricorde], Rahîm [aspect masculin de Dieu: compassion pour le bien] tout le temps qu'il a parlé de l'amour.
Jusqu'à présent, partout, nous avons utilisé la haine au nom de Dieu. Nous avons utilisé le pouvoir de la haine. Mais maintenant il est temps d'utiliser la puissance de l'amour, de l'amour divin. Parce que vous pouvez le ressentir, c'est tout autour de vous et vous pouvez le ressentir. Si cette Réalisation se produit, vous pouvez le ressentir sur vos doigts. Cela appartient au processus de l'évolution, maintenant vous êtes des êtres humains, et puis il suffit d'un petit saut, juste d'une petite percée et vous pouvez ressentir cet amour sur vos doigts. » 
Shri Mataji, USA, 1993
Photo: Miséricorde
Publié par Soufis et Sahaja Yoga

mercredi 11 avril 2018

AN-NÛR, la lumière qui protège les femmes

Aïcha, la troisième épouse du Prophète Mohamed, a été très influente dans la scission des musulmans entre chiites et sunnites. C'est une mésaventure qui est à la base des assassinats puis de la guerre ouverte entre musulmans. Aïcha a 15 ans et perd son beau collier de coquillages. Elle s'éloigne du campement dans le désert et malheureusement, la caravane repart sans elle. Tout le monde la croit dans son palanquin et personne ne se rendre compte qu’Aïcha a été laissée seule....
Elle passe une nuit au campement espérant que l'on vienne la rechercher. Puis au matin, un jeune homme la trouve et lui propose de la ramener à Médine sur son chameau.
Mais les ennemis de Mohamed utilisent cet incident pour accuser Aïcha d'adultère et attaquer le Prophète. Ali, cousin et gendre du Prophète, conseille alors à Mohamed de la répudier.
A départ, cet épisode a un retournement positif puisque les versets (sourate 24) descendant du ciel pour disculper Aïcha (Sourate 24, versets 4 et 5) permettent de poser les bases d'une loi pour juger l'adultère. Au lieu d'accepter aveuglément les calomnies comme étant force de loi, il faut à partir de là montrer quatre témoins.
Mais Aïcha ne pardonnera jamais à Ali de l'avoir ainsi condamnée. Dès lors, la haine envahit le cœur de Aïcha, et à la mort du Prophète, Abu-Bakr, son père, fera tout pour faire éclater la guerre et prendre le pouvoir dès 656. Il se servira de sa fille comme égérie.

SOURATE XXIV. LA LUMIÈRE (AN-NÛR)
Révélée à Médine, 64 versets
Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux,
1 –Cette sourate, Nous l’avons révélée et imposée; nous y avons révélé des signes clairs, peut-être vous en souvenez-vous.
2 –Le débauché et la débauchée doivent être flagellés de cent coups de fouet chacun. Eu égard à la religion d’Allah, ne vous attendrissez pas quant à cette peine, pour autant que vous croyiez en Dieu et au Jour dernier. Qu’un groupe de croyants soit témoin de ce châtiment.
4 –Ceux qui accusent de fornication (ou de débauche) des femmes vertueuses sans présenter quatre témoins, flagellez-les de quatre-vingts coups de fouet et ne les acceptez plus comme témoins à charge, car ce sont eux les pervers.
5 –Exception sera faite de ceux qui font acte de repentance et qui, depuis lors, se comportent correctement. Allah est Celui qui pardonne, Il est le Miséricordieux.

[This is] a surah which We have sent down and made [that within it] obligatory and revealed therein verses of clear evidence that you might remember.
4- And those who accuse chaste women and then do not produce four witnesses - lash them with eighty lashes and do not accept from them testimony ever after. And those are the defiantly disobedient,
5-Except for those who repent thereafter and reform, for indeed, Allah is Forgiving and Merciful.
Plus sur: https://en.wikipedia.org/wiki/An-Nur
Publié par Soufis et Sahaja Yoga

mardi 6 mars 2018

Les mains et les pieds parleront

سورة النور,
سورة يس

« Le Prophète Mohammed a clairement parlé du temps de la Résurrection, Qiyamah, pendant de nombreuses années. Il a beaucoup plus parlé de la Résurrection qu'il n'a parlé de la damnation et il a dit: "Au moment de la Résurrection, vos mains parleront clairement. Et ensuite les pieds se mettront à parler."»
Shri Mataji, 1983

Dans le Coran on trouve deux références à ce que Shri Mataji dit:
Dans la sourate 24, An-Noor (la lumière), au verset 24:
"Le jour où leurs langues, leurs mains et leurs pieds témoignent contre eux de ce qu'ils faisaient."
Dans la sourate 36, Ya Sin, (le Coran révélé), verset 65:
"Ce jour-ci, Nous scellons leurs bouches, et leurs mains nous parleront et leurs pieds témoigneront de ce qu'ils gagnaient."

Quand nous sommes éveillés, notre système subtil s'exprime et nous communique des informations sur notre être intérieur. Il s'agit de sensations de souffle frais ou de picotement sur les doigts de la main et/ou du pied.
Au centre de la paume, on peut ressentir comme un vent frais tout comme au centre de la voûte plantaire. C’est le signe d'une personne spirituelle et bien équilibrée.
Par contre, quelqu'un qui ressentira une brise chaude ou des picotements, aura sûrement trop utilisé l'énergie de son système subtil droit ou gauche, c'est à dire qu'il sera parti dans des excès néfastes à son corps et à son âme. A chaque doigt correspond des caractéristiques, des qualités et un ou plusieurs organes. Donc on peut décrypter le tempérament intérieur, la moralité et la spirituelle d'une personne.

Publié par soufis et sahaja yoga

jeudi 22 février 2018

Rumi nous parle des compagnons

"Plus le chemin est long, plus il faut avoir de compagnons. Plus le chemin est désert et le but du pèlerinage lointain et difficile, plus la caravane doit être grande et comporter plus de compagnons et plus de guides. Donc, pour parvenir à la Maison de Dieu, il faut avoir des compagnons. Qu'en sera-t-il pour le Seigneur de la maison? Car il y a beaucoup de voiles, de déserts, de montagnes et de brigands. Il faut beaucoup d'amis.

Et chaque prophète qui avait une relation avec Dieu a dû être accompagné par des amis et ne pas rester seul. "Lève-toi et avertis." C'est pour cette raison que le Prophète a assiégé la Mecque. Ce n'était pas pour remporter une victoire et obtenir une souveraineté. Car le royaume céleste est plus grand que le royaume de la Terre ; on le lui a montré plusieurs fois et il ne l'a pas regardé et ne l'a pas accepté. "Son regard ne dévia pas." (Coran, LIII, 17).

Il existe une différence entre celui qui cherche un coin et un morceau de pain afin d'en user aujourd'hui et de l'emporter demain à son tombeau, et celui qui cherche une demeure afin que s'y réunissent des hommes bons et qu'ils essaient de trouver le chemin de la Résurrection ensemble, en renonçant au pain et leur existence propre."

Extrait du livre : "Lettres" Jalâl-Ad-Dîn Rûmî, Editions Jacqueline Renard
Publié par soufis et sahaja yoga

mercredi 14 février 2018

Sahaja Yoga présenté à la TV algérienne



Le traduction en arabe n'est pas toujours fidèle à l'anglais, mais il est difficile d'absorber tant de connaissances à la fois..
Publié par soufis et sahaja yoga

jeudi 30 novembre 2017

Naissance de Ali


L'Imam Ali ibn Abi Taleb est né à la Mecque 23 ans avant l'Hégire, le 13 du mois de Rajab alors que le Prophète avait 30 ans. Il est le fils de Abu Talib qui lui-même est le fils de Abdul Muttalib. Ce dernier est le père de Abdallah lequel est le père du Prophète Muhammad. L'Imam Ali était le cousin direct du Prophète. Sa mère est Fatimâ Bint Assad.
A la suite du décès précoce des deux fils du Prophète, Qaçîm et Abdallah, Fatimâ Bint Assad qui portait alors l'Imam dans son ventre s'était promise de confier en signe de compassion son futur enfant à Muhammad.
Au treizième jour du mois de Rajab, est né à l'intérieur de la Ka'ba, que personne avant et après lui n'a jamais eu le privilège d’avoir ce lieu béni comme lieu de naissance, l'Imam Ali ibn Abi Taleb. Cet honneur de venir au monde dans la Maison sacrée de Alha s’est deroulé ainsi:
Alors que Fatima faisait le Tawaf (circumbulation) autour de la Kaaba elle a fait une prière à la suite de laquelle la Kaabah s’est fissuré en un endroit du côté de Al Mustadiaar par lequel elle s'est introduit à l'intérieur pour donner le jour à son illustre enfant, l'Imam Ali ibn Abi Taleb.
Le Prophète Mohammad a été la première personne présente au moment de sa naissance. L'Envoyé de Dieu a remercié le Tout-puissant, lavé le nouveau-né et prédit qu'à sa mort, c'est ce même enfant Ali qui allait faire son bain mortuaire. Cette prédiction s’est réalisée.

Parmi les signes distinctifs de l'Imam Ali, on note le fait qu'il a été élevé dans le giron du Messager de Dieu. Son père Abû Tâlib avait une famille nombreuse et ne possédait pas assez d'argent. L'un de ses frères a pris en charge l'un de ses enfants alors que le Messager de Dieu a pris l'Imam Ali chez lui dans sa maison. Certaines traditions notent qu'il avait alors deux ans. L'Imam Ali a été élevé dans le giron du Prophète et a pu hériter d'une éducation provenant du Prophète, prenant pour exemple ses paroles et ses actes et il a passé toute sa vie auprès de lui, se fondant dans la moralité du Prophète de Dieu. D'ailleurs, l'Imâm Ali a lui-même dit: "Vous savez bien que je suis un proche parent du Messager de Dieu et qu'il m' accordé auprès de lui une place distinguée. Il m'a mis dans son giron alors que j'étais nouveau-né, comme le fait une mère avec son enfant. Il me faisait dormir dans son lit où je touchais son corps et je humais son parfum. Il mâchait la nourriture avant de me la mettre dans la bouche. Il n’a jamais trouvé à mon compte un mensonge dans mes paroles ou une stupidité dans mes actions." Dieu avait chargé le plus Grand parmi Ses anges de l'accompagner et de le guider, jour et nuit, sur la voie des bonnes œuvres et des grandes moralités. C'est donc Dieu qui a éduqué le Prophète. "Je le suivais comme le petit chameau qui suit sa mère. Chaque jour, il m’apprenait l’un de ses bons caractères, et m'ordonnait de le suivre et de l'imiter. Il se retirait chaque année à Hirâ' et, comme je l'accompagnais, je le voyais et personne en dehors de moi ne le voyait. Aucune maison et ses habitants étaient musulmans en dehors de celle du Messager de Dieu et de Khadîja, et j’ai été le troisième. Je voyais la lumière de la révélation et je humais le parfum de la prophétie."

La maison de Dieu est la maison à partir de laquelle s'élève le culte de l'homme qui se voue totalement à Dieu, par certaines invocations et implorations. Elle est l'endroit à partir duquel l'âme de l'homme prend son chemin vers Dieu. Il est indubitable que dès son plus jeune age, l'Imam Alî était imprégné d'un amour profond de Dieu. Lors de la bataille de Khaybar, le Prophète dira au sujet de l'Imam Ali: "Demain, je donnerai l'étendard à un homme qui aime Dieu et que Dieu aime".Et l'histoire de la forteresse de Khaybar, lorsque l'Imam Ali arrachera de ses propres mains l'immense porte de la forteresse,nous montrera combien l'Imam Ali a été quelqu'un de vraiment exceptionnel. En effet, la victoire remportée à Khaybar ne fut que par la grâce de Dieu, le Prophète ayant chargé plusieurs chefs pour remplir cette tache,chacun firent marche arrière en échangeant avec leurs soldats des accusations de lâcheté.L'Imam Ali réussira à déraciner le portail qui empechait l'entrée dans la forteresse. Il dira à ce propos: "Par Dieu! Je n’ai pas arraché la porte de Khaybar par ma propre force physique mais par la force divine".

Souvent, l'imam Ali s'adressait avec humilité à son Seigneur et L'invoquait en ces termes: "Comment Tu me tortures alors que ton amour remplit mon cœur?" Nous lisons dans l'invocation dite de Kumayl: "Suppose, ô mon Seigneur, que je supporterai ton châtiment, mais comment supporterai-je le fait de me séparer de Toi? Suppose que je supporterai la chaleur de Ton Feu, mais comment supporterai-je le fait de ne pas regarder Ta Gloire?" Si tu m'envoies au Feu, cela signifie que je serai séparé de Toi. Mais je ne supporte pas le fait d'être séparé de Toi, car mon cœur est avec Toi, ma raison est avec Toi, mes sentiments sont avec Toi et ma vie est avec Toi. Seigneur! Toute ma conduite est fondée sur le fait que je sais que Tu es Dieu et qu'il n'existe d'autres divinités en dehors de Toi."
Publié par soufis et sahaja yoga

mercredi 22 novembre 2017

Au sujet de la prière de Khalil Gibran



Ecoutez la poésie en prose de Khalil Gibran: les paroles de la chanson sont écrites par Rumi et la chanson est interprétée par Nusrat Fateh Ali Khan et Lori Carson, le titre est "Shad Bashay Ishq Khush". (Sous-titres en anglais)
Publié par soufis et sahaja yoga

mercredi 25 octobre 2017

Allah u Akbar - Ave Maria



Medley Nesma et Mohammad Dakdouk chantent pendant la Star Academy 8 au Liban, ce mélange de mots chrétiens et islamiques sur la mélodie "Ave Maria".
Publié par soufis et sahaja yoga

mercredi 9 août 2017

La miséricorde de Allah

« Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux. »
Cette invocation se lie avant chaque sourate du Coran, sauf pour la sourate IX.

«Invoquez Allah, ou invoquez le Tout Miséricordieux. Quel que soit le nom par lequel vous l'appelez, Il a les plus beaux noms. Et dans ta Salât, ne récite pas à voix haute; et ne l'y abaisse pas trop, mais cherche le juste milieu entre les deux.»
Sourate XVII "Al-Isra", 110

«Certes Dieu a 99 noms, cent moins un. Quiconque les énumère entrera au Paradis. Il est le singulier (witr; sanas alter-ego) qui aime qu’on énumère ses noms un à un.»
"Hadith du Prophète" d'Abū Hurayra.


Le nom "Rahmân" vient du mot "rahma" qui signifie "miséricorde", "compassion" en arabe.
Cette bonté primordiale pousse l'homme à faire preuve de bienveillance envers les autres.
On parle de nos jours d’empathie ou d’attachement dans le sens positif, comme l'attachement qui lie le nouveau né à sa mère. C’est la qualité fondamentale de l’homme qui se transforme ensuite en quelque chose de plus large: l'amour, la compassion, la bienveillance et la générosité.

Ar-Rahmân désigne l'Etre débordant de miséricorde qui est toujours bien disposé envers sa création. Allah est Ar-Rahmân quand Il dispense les bienfaits et prospérité à toutes ses créatures sans distinction.
La racine "rahm" indique aussi le ventre (utérus), donc ce qui est lié à la nourriture et la procréation. C’est l’aspect féminin de Dieu qui protège tous ses enfants, la Grâce. La puissance de Dieu Ar-Rahmân, est universelle et vaste elle diffuse son amour partout. Ar-Raham exprime la miséricorde universelle que Dieu étend à l'humanité tout entière.

Si les noms Ar-Rahâm et Ar-Rahîm sont les plus cités dans le Coran, Ar-Rahâm n'est cité que 57 fois alors que Ar-Rahîm est cité 114 fois. C'est parce que Ar-Rahîm protège tous les êtres, mais plus particulièrement ceux qui respectent la loi, les croyants, les musulmans, les êtres pieux. Il est l'action de Allah, la main de Allah sur le monde, c'est pourquoi il est si essentiel au Coran.
C'est aussi l'aspect qui gère l'après-vie et qui aide les être pieux après la mort terrestre, un aspect masculin de Dieu.
Publié par soufis et sahaja yoga

mardi 16 mai 2017

Mansur al-Hallaj, qui êtes-Vous?


« رأيت حبّي بعين قلبي
فقلت : من أنت ؟ قال أنت.
فليس للأين منك أين،
ليس أين بحيث أنت،
وليس للوهم منك وهم،
فيعلم الوهم أين أنت.
أنت الذي جزت كلّ أين
بمحو الأين، فأين أنت ؟ »

« J’ai vu mon Seigneur par l’œil de mon cœur
J’ai dit: Qui êtes-Vous ?
Il a répondu: toi !

Le Où n’existe pas pour Vous
Et Vous n’êtes nulle part

L’illusion n’a pas de prise sur Vous
Est-ce que l’illusion pourrait dire Où Vous êtes?

Vous êtes le Où et le Non-où
Où êtes-Vous donc ?

Dans mon anéantissement, mon anéantissement a péri
Et dans mon annihilation, je Vous ai trouvé

Dans l'effacement de mon nom et le contour de ma forme
Je me suis demandé qui j’étais, j’ai dit : Vous. »

Mansur al-Hallaj, le Livre “Al Tawasin”, Le Jardin de la connaissance
Publié par soufis et sahaja yoga